Le livre

Un texte étonnamment varié

De la poésie :

Glacial, le froid avait depuis longtemps pris possession de la terre et du ciel. La neige, tombée si tôt que la fin d’août, recouvrait, en cet hiver de 1565, la terre « jusqu’au ventre des chevaux ». Et le ciel vert-de-gris avait perdu tout éclat.

(Chapitre Les chasseurs dans la neige)

Cerné par des sommets abrupts et escarpés, au cœur sauvage des highlands, se cache un large val couvert d’une épaisse forêt où, ci et là, entre les ruisseaux cascadants, de verts gagnages prospèrent. De la brume surgit, magnifique, le monarque de ces lieux dans le soleil étincelant.

(Chapitre le monarque du Val)

Des anecdotes :

Ce fut sa fille âgée de 8 ans qui découvrit la splendeur de la grande fresque du plafond de la grotte. «Papa, Toros! »

(Chapitre Chefs-d’œuvre de l’art préhistorique)

Probus est le dernier empereur dont les spectacles de bêtes sont relatés dans une source littéraire et ils étaient d’une ampleur sans précédent. À l’occasion de son triomphe en 281, il exposa, dans une venatio au Circus Maximus (qui avait été planté d’arbres pour imiter un décor naturel), 1000 autruches, 1000 cerfs, 1000 sangliers, gazelles, bouquetins, moutons sauvages et autres herbivores Le public fut alors admis dans l’arène et put après le carnage se partager les carcasses des animaux.

(Chapitre Les venationes)

Après sa mort, les gens ont commencé à se rendre en pèlerinage au sanctuaire de saint Hubert dans l’espoir qu’il les protège de la rage. Les clés de saint Hubert et les fils de son étole ont été utilisés dans toute l’Europe pour soigner les morsures d’animaux enragés jusqu’au début du XXe siècle.

(Chapitre Saint Eustache et saint Hubert)

De l’histoire :

Époque aussi de changements économiques profonds dus à la coupure des routes commerciales entre le royaume franc et l’Orient byzantin par l’expansion musulmane et son emprise sur la
Méditerranée. Des épisodes de peste dans le pourtour méditerranéen aggravent la situation. Le flux économique et donc la richesse,se déplace de l’axe rhodanien vers le nord, vers l’axe Rhin-Meuse, les voies commerciales byzantines transitant désormais par l’Adriatique.

(Chapitre Le sanglier et le cerf 2)

Les massifs forestiers de l’Ardenne et des Vosges, par exemple, deviennent ainsi domaines réservés des rois, mérovingiens puis carolingiens. Chaque résidence royale (palais ou villa) possédait son territoire de chasse réservé.

(Chapitre Le sanglier et le cerf 2)

Des personnages :


Seule, Artémis/Diane, déesse de la chasse, de la nature sauvage et de la lune, se vit oubliée. Ni fumées d’encens, ni sacrifices, ni présents sur son autel. Cette chaste déesse, sur son char tiré par quatre cerfs, entourée de ses chiens et de ses nymphes, entra dans une colère noire. Outragée par cette forme de mépris, elle résolut de se venger du roi. Elle envoya un sanglier monstrueux, « grand comme les taureaux de l’Épire », ravager le royaume.
(Chapitre Le sanglier de Calydon)


Fin politique et excellent administrateur, ce prince (Gaston Phébus) gouverna plus par l’argent et la diplomatie que par la violence. Il mit son immense fortune, acquise
tant par des taxes que par des rançons de sa grande victoire militaire à Launac…, au service de son influence politique et du mécénat. (Chapitre Le Livre de la chasse)


[Marie-Antoinette] était une passionnée de chasse depuis son adolescence et chassait souvent avec son beau- frère le Comte d’Artois avec qui elle crée en 1784 un vautrait – équipage important composé de chiens courants spécialisés dans la chasse du sanglier – qu’elle suivait régulièrement à cheval, montant à califourchon puis en amazone …
(Chapitre Les femmes et la chasse)

Des découvertes :


Ces massacres de bêtes sauvages à grande échelle vident certaines régions de l’Empire de leur faune sauvage : l’hippopotame disparaît de Nubie, le lion de Mésopotamie, le tigre d’Hyrcanie (nord de l’Iran actuel) et l’éléphant d’Afrique du Nord.
(Chapitre Les venationes)


Au contraire de ce que l’on raconte dans Astérix, les Gaulois mangeaient peu de sanglier. Il est par contre un mets de choix pour les Romains. Les célèbres repas d’Antoine et Cléopâtre rapportés par Plutarque, comprenaient huit sangliers et de nombreux autres plats, pour seulement douze convives.
(Chapitre Le sanglier et le cerf 1)


Grande était l’admiration pour ces « princes chasseurs » ! Quelle n’a pas été la surprise lorsque des techniques récentes d’analyse des os1 ont révélé que l’un des deux était une jeune femme de plus ou moins 18 ou 19 ans.
(Chapitre Les femmes et la chasse)

L’ordonnance de Charles VI de 1396, durcissant les règles contre la «braconnerie», n’autorise la chasse qu’aux nobles dûment privilégiés et aux « personne d’Église, ou bourgeois vivant de ses possessions et rentes ».

(Chapitre Les chasseurs dans la neige)